Entre les murs

Je dois avouer que je n'ai pas été captivée par la lecture du livre de François Bégaudeau. Je m'attendais à une histoire plus riche, plus profonde que cette description un peu simplette et pathétique de la vie d'un collège en Zone d'Education Prioritaire. On y trouve du vécu, de l'ignorance (c'est à se demander si l'auteur n'a pas fait un pacte avec l'auteur de La fabrique de crétins) et un certain cynisme qui donnent une vision assez triste de l'ensemble.
J'ai comme une impression de "déjà vu" ou "déjà lu" qui se profile à l'horizon. En toute honnêteté, je ne comprends pas l'immense intérêt suscité par ce roman. En même temps, je ne suis qu'une lectrice parmi d'autres qui donne une opinion sur un livre, à un moment donné.
" Ne rien dire, ne pas s'envoler dans le commentaire, rester à la confluence du savoir et de l'ignorance, au pied du mur. Montrer comment c'est, comment ça se passe, comment ça marche, comment ça ne marche pas. Diviser les discours par des faits, les idées par des gestes. Juste documenter la quotidienneté laborieuse. "
Entre les murs s'inspire de l'ordinaire tragi-comique d'un professeur de français. Dans ce roman écrit au plus près du réel, François Bégaudeau révèle et investit l'état brut d'une langue vivante, la nôtre, dont le collège est la plus fidèle chambre d'échos.
Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini. Et je l'ai lu assez vite, dés que j'avais un moment de libre, bien au chaud dans mon lit ou entre deux temps de travail. Mon intérêt s'est accru au fil des pages et j'avais hâte de rentrer tout à l'heure pour tourner les dernières page. Idéal pour ne plus penser au boulot une fois rentrée, ce qui n'est pas toujours évident!