dimanche, 16 novembre 2008
Les haïkus

Art japonais né au Xe siècle, le haïku allie poésie et concision: quelques mots justes et simples pour fixer l'éphémère. Humour, dérision, miracle de l'instant, et cette part de liberté en nous qui chante l'infini, tout convient à cette forme brève.Terreau idéal pour la culture du zen, le haïku suggère plus qu'il n'impose des sonorités et des images saisonnières.
S'appuyant sur des textes des maîtres du genre, Henri Brunel nous livre la douce alchimie des haïkus.
Je ne me souviens plus à quelle occasion j'ai découvert les haïkus. Mais, j'ai toujours aimé les lire. J'en ai écrit aussi, à plusieurs reprises. L'an dernier notamment, sur mon lieu de stage où j'ai épinglé quelques instants du quotidien de personnes pour qui j'éprouve à la fois du respect et de l'affection. C'est aussi une manière de fixer des souvenirs et lorsque je les relis, c'est avec beaucoup d'émotions.
Pour revenir à nos haïkus, il y a dans ce recueil tout un tas d'explications sur le sens de ces derniers, des conseils pour en écrire... J'ai passé ça au plus vite afin de profiter pleinement des textes. On arrive vite au bout du recueil. 74 pages avec la bibliographie et les bonnes adresses. Mais c'est une initiation agréable aux haïkus et personnellement, j'aime bien le feuilleter de temps à autres.
Extraits
Octobre qui attend
la première souris
de novembre
Tic-Tac de l'horloge
un chat s'endort
sur de vieux genoux
Des maisons de thé
on ressort avec la mine
de n'avoir rien fait
22:19 Publié dans Poèmes, Haïkus | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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samedi, 03 mars 2007
Le dico du citoyen

Isabelle Bournier, Marc Pottier
"Les hommes en effet ne naissent pas citoyens mais le deviennent"
Que symbolisent les trois couleurs du drapeau français ? Qui a composé la Marseillaise ? Qu'est-ce qu'une ONG ? En quoi consiste l'immunité parlementaire ? et une motion de censure ?
Ce petit dictionnaire, conçu à partir des programmes scolaires d'éducation à la citoyenneté, regroupe plus de 250 définitions et schémas pour comprendre les notions de base de la vie politique et civique et mieux appréhender le fonctionnement des institutions.
Si comme moi, vous sentez faiblir vos connaissances des institutions, pour une somme modique, ce petit dictionnaire vous remet les idées en place sans se prendre (trop) la tête! Une petite révision ça ne fait pas de mal parce que je vous assure que mes derniers tests de culture générale n'étaient vraiment pas fameux (un peu la honte).
14:18 Publié dans Documents/ Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 13 février 2007
Le château des Carpathes
Jules Verne
Le château des Carpathes... Garde-toi d'y monter étranger! Nul ne s'en approche impunément. Les plus téméraires ne prononcent son nom qu'en tremblant. Les habitants de Werst le savent bien. Depuis le départ du dernier baron de Gortz, toutes les créatures du diable, balauri, zmei, stryges et autres vampires, s'y sont réunies. Elles y font même du feu... Oui, du feu! Frik, le berger, vient d'en voir la fumée. C'est donc qu'il est hanté! Horreur! Le village est maudit! Chort s'y est installé... Chort ou Belzébuth, le jeune compte de Telek s'en moque. Il va monter, lui, franchir le pont-levis. Car ce château était celui de Gortz... Et depuis la mort de sa bien-aimée, il n'a plus rien à perdre. Hormis, peut-être la raison... Mais il faut être fou. Fou à lier pour tenter une telle aventure.
Chers lecteurs, je suis actuellement en voyage en Roumanie. Je souhaiterais vous informer que le château des Carpathes est à nouveau ouvert au public. Je séjourne à Werst, à l’auberge du Roi Mathias. Les habitants de ce charmant petit village sont extrêmement chaleureux et je suis ravie de déguster les spécialités locales. Je vous conseille le « rakiou », une délicate eau de vie de prune qui déboucherait n’importe quel évier. J’aime la rudesse de ces hommes, les légendes qu’ils racontent tard le soir et vous procurent d'agréables frissons au coin d’un bon feu de cheminée. Je les soupçonne d'être superstitieux. Certains racontent que le diable, le chort comme on l’appelle ici, hantait le château jusqu’à la venue d’un comte. Je n’ai malheureusement pas retenu son nom mais comme demain, je vais visiter le château, je pourrais sans doute en apprendre davantage. Quelque chose me dit que l'homme y est pour beaucoup dans ces légendes effraye-touristes. J’espère que ce message vous parviendra avant mon retour. Hilde
PS: Roman intéressant - Ensemble bien construit - Grandes descriptions dignes d'intérêt - Fin un peu décevante car parfaitement rationnelle - Pas le roman du siècle mais sympa quand même - Fin des commentaires
Ceci est une fiction.
Challenge Lettre V
13:30 Publié dans Imaginaires | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
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mardi, 06 février 2007
Le chien des Baskerville
Lectures de jeunesse !
Chers lecteurs, j'aimerais pouvoir vous dire à quelle date j'ai lu ce roman. Mais je n'en sais rien! Sur mon cahier de lecture de l'époque, il n'y a ni date, ni commentaire. Je devais sûrement penser que ma mémoire résisterait au temps. Quelle naïveté! Mais voilà, j'ai quand même envie de vous parler de toutes ces lectures du passé! Je ne vais pas les laisser aux oubliettes non d'un livre de poche! Alors ne soyez pas déçus si le détail manque cruellement. Voilà vous serez prévenus. Si vous souhaitez déposer une plainte, allez-y... (enfin, pas trop fort quand même, dites!)
Des cris lugubres sur la lande... Et la légende prend corps! Un chien énorme, créature fantomatique et infernale, serait à l'origine de la mort de Sir Charles Baskerville... Maudit soit Hugo, l'ancêtre impie et athée, qui provoqua, en son temps, les forces du mal!
Le chien de l'enfer! Sherlock Holmes ne peut croire à de telles sornettes. Aussi, lorsqu'il dépêche le fidèle Watson auprès de Sir Henry, l'héritier nouvellement arrivé d'Amérique, il ne doute pas de mettre fin rapidement à ces spéculations.
Pourtant, la mort a frappé plusieurs fois sur la lande. Le long du grand bourbier de Grimpen... Et au manoir, il se passe d'étranges choses...
Se peut-il que la malédiction des Baskerville frappe encore? Foi de Sherlock Holmes, cela ne sera pas!
Oui, j'ai aimé Le chien des Baskerville! D'ailleurs, j'apprécie toujours une petite nouvelle de Sherlock Holmes de temps à autres. J'aime bien suivre l'enquête, découvrir les indices qui mènent au dénouement. (ça m'a toujours captivé) Mais ce n'était pas ma première incursion dans l'univers du célèbre détective. J'avais, auparavant, dévoré les nouvelles du recueil des Aventures de Sherlock Holmes.
La canne
« Sherlock Holmes, qui d'ordinaire se levait très tard, excepté dans ces occasions assez fréquentes où il veillait toute la nuit, était attablé devant son petit déjeuner. J'étais debout sur le tapis du foyer et je ramassais la canne que notre visiteur avait oublié la veille au soir. C'était une belle et forte canne en bois, avec une tête ronde, de celles dont on dit que ce sont des "permissions de minuit". Juste au-dessous du pommeau, il y avait un bel anneau d'argent, large de presque un pouce, sur lesquel était gravé "A James Mortimer M.R.C.S. de ses amis du C.C.H." avec la date "1884". C'était bien la sorte de canne que portait autrefois le médecin de famille, une canne pleine de dignité, solide et rassurante.
-Et bien, Watson, qu'est-ce que vous en dites? »
18:00 Publié dans Détective Polar | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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mercredi, 20 septembre 2006
Les braconniers du cosmos
Des nouvelles de Philip K. Dick
"Un croiseur terrien veille, puissant et majestueux, sur le système de Sirius et monte la garde contre les éventuelles tentatives d'intrusion. Un vaisseau du peuple des Adharans est à l'approche. Voici qu'il se pose sur la dixième planète. Que vient-il faire sur cette terre stérile?
Les visiteurs, insectes étranges et corsetés, semblent rapporter des choses à bord. Mais quoi? Les Terriens l'apprendront bien assez tôt, à leurs dépens...
Dans l'espace, il faut savoir rester en éveil: le pire ennemi n'est pas toujours celui qu'on croit.
Des mondes parallèles, des cauchemars bien réels: Philip K. Dick nous entraîne aux confins de son univers, et nous laisse au bord du doute.
L'être humain est-il prêt à accepter la différence?"
- Les braconniers du cosmos
- Colonie
- Souvenir
- L'homme doré
Commentaire:
J'ai bien aimé ces quatre nouvelles. Mais c'était trop court. (en quelques heures, c'est déjà fini, c'est l'inconvénient du Librio) Je redécouvre donc le style de Philip K. Dick qui ne m'avait pas totalement enthousiasmée la première fois. (Cf note Minority Report: http://bloghost.hautetfort.com/science-fiction/)
15:00 Publié dans Imaginaires, Quelques nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 11 septembre 2006
Handicaps
Un Librio d'Elizabeth Tingry
Handicaps: Mieux vivre au quotidien: recours, aides, solutions
Librio Santé: Des professionnels du monde médical et scientifique, des juristes et des journalistes spécialisés répondent aux questions essentielles de santé publique, sans tabou ni langue de bois.
Quatrième de couverture
L'image du fauteuil roulant se présente à l'esprit dès qu'on évoque les personnes handicapées. La réalité est pourtant loin de s'y réduire.
Six millions de Français souffrent d'un handicap physique ou mental. Pourtant, malgré les progrès accomplis dans les traitements médicaux et les aides techniques, l'information demeure souvent éparse, obsolète ou incomplète. Vers qui se tourner pour trouver du soutien? Où obtenir des des informations? Comment élever un enfant handicapé?
Ce guide propose des informations et des solutions concrètes en matière de soins, de loisirs, d'éducation, de droits, d'intégration et d'aide psychologique.
J'ai trouvé ce petit livre bien fait et très intéressant. Tout y est bien expliqué, on y aborde les différents types de handicaps, les maladies rares, les structures et associations qui existent pour leur venir en aide...
Mais "ce livre dénonce également l'inertie des pouvoirs publics, l'indifférence ou la défiance d'une partie de la société, le non-respect des lois d'intégration des personnes en situation de handicap (emploi, scolarité...), le manque de structures et tous les dossiers noirs du handicap (violence, viols, abandon, stérilisation forcée...)" Introduction page 10
15:40 Publié dans Documents/ Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 15 juin 2006
Autour d'Arthur Rimbaud
Le bateau ivre et autres poèmes d'Arthur Rimbaud
"A noir, E blanc, U vert, O bleu..."
ça sonne comme une comptine et c'est magique. Une fugue... Eclair de beauté et de malice que ce voleur de feu lance au ciel de la poésie!
Ivre de sensations, Rimbaud est comme ce bateau qui connaît l'éblouissement de "nuits sans fond" mais aussi la désillusion "d'aubes navrantes".
[...] Révolté, il va portant en lui "le sanglot des infâmes, la clameur des Maudits" et le sourire tranquille du dormeur du val...
Mais pour finir il s'évade, tout à la fois ange, mage et vagabond, laissant à vingt ans une oeuvre fulgurante dont les échos se prolongent aujourd'hui.
Je me suis plongée dans ce recueil avec beaucoup de plaisir. J'y ai retrouvé quelques poèmes étudiés au Lycée. (Le dormeur du val, Ma bohème, Roman) Certains poèmes m'ont amusé, touché, d'autres sont restés bien mystérieux et inaccessibles! Il m'en reste encore quelques uns à découvrir.
10:50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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samedi, 10 juin 2006
La littérature nord-américaine
Anthologie présentée par Marianne Goeury et Sophie Bardin
D'Edgar Poe à Tennessee Williams
Le présent recueil regroupe par thèmes des extraits de textes des plus grands auteurs américians d'hier et d'aujourd'hui, tels que Emily Dickinson, Ralph Waldo Emerson, Ernest Hemingway, Henry James, Jack London, Herman Melville, Edgar Poe, Henry David Thoreau, Mark Twain, Edith Warton, Walt Whitman, Tennessee Williams...
"Encore adolescente, la littérature américaine jouit de sa jeunesse, de l'esprit de rébellion et du goût d'absolu qu'elle nourrit toujours. Loin d'imiter son ancêtre européenne, elle a su forger sa propre identité, donnant naissance à des chefs-d'oeuvre que n'auraient pas reniés les plus grands auteurs..."
Pour chaque thème, une présentation de quelques lignes précède les extraits. C'est plutôt bien fait et cela permet de comprendre un peu le contexte.
Thèmes abordés:
I Un peuple de pionniers explorateurs
II Le culte de la nature
III La polémique autour de l'abolitionnisme
IV La littérature noire
V La forme narrative dans la littérature américaine
VI Du journalisme à la littérature
VII Réalisme et naturalisme
VIII La poésie américaine
IX Le théâtre américain
X Une luttre contre le puritanisme
XI Littérature et cinéma: abordé très vite et sans extrait
Il y a évidemment des extraits que j'ai plus apprécié que d'autres. J'ai bien aimé les extraits de pièces de théâtre américaines. (partie X), j'ai également apprécié ceux contre l'esclavage et tout ce qui concerne la poésie américaine.
Mais c'était un peu court, aussi bien au niveau des extraits que du nombre de pages (moins de 100) Je pense embrayer sur quelque chose de plus consistant.
Mais je trouve que c'est quand même un bon aperçu de la littérature nord-américaine. Et ça donne souvent envie de lire plus qu'un extrait.
22:15 Publié dans Documents/ Témoignages | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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mercredi, 08 mars 2006
La ligne verte

6 Librio Stephen King
Ça s'est passé en 1932, quand le pénitencier de l'État se trouvait encore à Cold Mountain. Naturellement, la chaise électrique était là. Ils en blaguaient de la chaise, les détenus, mais comme on blague des choses qui font peur et auxquelles on ne peut échapper. Ils la surnommaient Miss Cent Mille Volts, la Veuve Courant, la Rôtisseuse."
"Dans le bloc des condamnés à mort, au bout d'un long couloir que les prisonniers appellent la ligne verte, la chaise électrique attend John Caffey. Le meurtrier des petites jumelles Detterick, jadis découvert en larmes devant leurs cadavres ensanglantés.
Paul Edgecombe, le gardien-chef, l'accueille comme les autres, sans état d'âme. Pourtant, quelque chose se trame... L'air est étouffant, la tension à son comble. Un rouage va lâcher, mais pourquoi ? Les provocations sadiques d'un maton dérangé, la présence d'une souris un peu trop curieuse, l'arrivée d'un autre condamné ?
Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est avant tout une brillante réflexion sur l'exécution capitale.

Un super roman de Stephen King. (Boulversant, plein de magie, de personnages inoubliables) Je l'ai lu avant de passer mon bac de français, entre Moderato Cantabile de Marguerite Duras et Candide de Voltaire! J'ai adoré et dés que j'au pu, j'ai loué le film. Je voulais voir comment ils avaient bien pu tourner ça. Et le résultat était plutôt satisfaisant.
15:00 Publié dans Imaginaires | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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