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wilt 1

  • Wilt 1

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    Aujourd'hui, je vais vous parler d'un roman de Tom Sharpe que j'ai offert et qui s'est finalement retrouvé dans ma Pile A Lire. C'est assez inhabituel que les livres reviennent lorsqu'on les offre et ce n'est pas forcément bon signe.

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    Tom Sharpe
    Je garde un très bon souvenir du Cru de la comtesse.
    10/18, 1976, 2005
    289 pages

    Londres...

    "Henry Wilt est à bout. La quarantaine passée, chaque jour lui rappelle sa médiocrité. Une carrière au point mort, des étudiants dégénérés, et Eva sa femme, qui ne rate jamais une occasion de le rabaisser."
    Sans oublier les voisins pervers: Sally et Gaskell, influençant Eva et Judy la poupée gonflable qui va rendre la vie d'Henry impossible.

    "Certain que le monde lui refuse depuis longtemps une gloire bien méritée, Henry décide donc d'agir et de supprimer celle qui a fait de sa vie un véritable enfer." 

     Anecdote livresque

    Il y a quelques années, j'avais acheté ce roman pour mon père, hospitalisé. Ne connaissant pas bien ses goûts littéraires (je ne l'avais jamais vu lire autre chose que ses revues économiques), une vendeuse en librairie m'avait donc conseillé plusieurs titres et parmi eux se trouvait le fameux Wilt 1, qu'il pouvait apprécier, étant proche du monde éducatif.
    Je m'étais laissée convaincre, ma première lecture de Tom Sharpe restant un souvenir sympathique.

    Flop total, mon père me l'a rendu rapidement, me faisant comprendre qu'il n'avait pas aimé, mais sans entrer dans les détails et insistant sur le fait, qu'il avait en revanche beaucoup apprécié le roman de Christian Signol, offert le même jour.

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    Sur le moment, je me suis demandée ce qui avait pu lui déplaire au point de me le rendre si vite. La couverture à l'époque était moins explicite, plus sobre aussi.
    J'étais loin d'imaginer que j'avais offert une histoire de poupée gonflable à mon père et qu'elle finirait par revenir dans ma Pile A Lire. So shoking!

    **********

    C'est vrai que je ne m'attendais pas à trouver un humour aussi graveleux, allant au delà des affaires de couples habituelles avec des réflexions parfois obscènes, un vocabulaire assez grossier, servant une histoire complètement délirante, voir un peu absurde. Je comprends que "Papa" n'ait pas aimé le style. Et puis, l'humour, c'est tellement personnel.

    Malgré un côté burlesque indéniable et quelques scènes particulièrement comiques et cocasses, ce ne fut pas très distrayant, pour moi non plus.
    Les personnages me semblaient fades et j'ai senti croître un certain désintérêt pour ce qui leur arrivait, c'est à dire rien de vraiment passionnant.
    Eva et Henry ne forment pas un couple très charismatique, leur quotidien est ennuyeux, et pour couronner le tout, le rythme est assez lent

    Au moment où j'envisageais d'abandonner (c'est pourtant assez rare que je déclare forfait), je suis allée lire le dernier chapitre, qui a titillé ma curiosité et m'a donné envie de découvrir ce qui s'était passé entretemps pour que ça se termine ainsi.
    Bref, contrant les longueurs, j'ai survolé et pioché les détails qui m'intéressaient: ce qu'on découvre sous le ciment, les détails de l'enquête, le changement d'attitude d'Eva...
    Les quelques rebondissements de l'affaire sont assez inattendus et suffisamment saugrenus pour entretenir un peu  le suspense.

    Avec le recul, je me rends compte du potentiel comique de l'histoire mais ce n'est pas suffisant pour me donner envie de lire Wilt 2, pas tout de suite en tout cas.
    D'ailleurs, on peut tout à fait en rester là, aucune intrigue ne repart à la fin, à ma connaissance.

    Je reviendrai vers cet auteur qui m'avait tant amusée la première fois. Tom Sharpe et l'humour anglais n'ont pas fini de me surprendre.

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      A Year in England chez Titine