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  • Le Combat ordinaire

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    Le combat ordinaire, Manu Larcenet,

    Manu Larcenet

    2003-2008 aux Éditions Dargaud.

    J'ai une fois de plus pioché dans la bibliothèque de Mr Hilde pour ce Mercredi BD organisés par Mango et j'ai ouvert Le Combat ordinaire

    On fait connaissance avec Marco et son chat monstrueusement appelé Adolf parce qu'il est méchant (enfin juste un peu excité, comme un chat). Sujet à des crises d'angoisse, sa vie ne tient plus qu'à un fil. Sa vie professionnelle est en péril, sa vie amoureuse sur le fil du rasoir et ses relations familiales un peu tendues mais lorsqu'il découvre que le "petit vieux gentil" n'est pas l'homme qu'il avait imaginé, le peu de certitudes qu'il avait s'effondrent...

    Si jamais vous préférez le quatrième de couverture:

    "C'est l'histoire d'un photographe fatigué, d'une fille patiente, d'horreurs banales et d'un chat pénible."  

    J'ai été séduite par:

    • Le personnage de Marco qui pourrait ressembler à n'importe lequel d'entre nous (enfin à quelques détails près), à se poser des questions sur sa vie, son avenir avec ses envies, ses craintes, sa souffrance. Il est assez attachant.
    • L'écriture. Le ton est juste, on est ni dans l'émotion ni tenu à distance, c'est juste comme il faut. J'aime beaucoup le passage où le personnage explique ses crises d'angoisse.
    • Le scénario qui paraît un peu flou au départ mais nous emmène quand même quelque part.

    J'ai été déçue par:

    • La manière dont sont représentés les personnages. Marco a vraiment un gros nez mais le chat est à mon goût, très mignon. J'ai l'impression que les graphismes sont secondaires mais les couleurs, sont agréables.
    • Ce qui arrive au chat à la fin de cet album. Protecteurs des animaux, rebellez-vous!

    Conclusion: J'ai passé un très bon moment, je pense découvrir la suite bientôt. Mr Hilde me prêtera bien les autres tomes (4 au total).

  • Petit ours blanc a un an

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    Satoshi Iriyama

    Dés 4 ans

    Papa ours est vert, maman ourse est rouge, et de quelle couleur est bébé ours?

    Il est tout blanc comme la neige tombée la nuit de sa naissance.

    Ce petit livre tendrement poétique retrace la première année du petit ours blanc entouré de ses parents: des joies, des découvertes, des peurs, tout en douceur, au fil des saisons et des couleurs.

    petit ours blanc a un an,satoshi iriyama,album,Éditions tourbillon

    Les graphismes sont très doux, les couleurs vives ou pastel bien agréables sur ce papier un peu granuleux, c'est très mignon. Je suis tout à fait charmée par ce genre d'illustrations un peu "cocoon".

    L'histoire est simple, tendre et en même temps très touchante. C'est une  jolie découverte.

    Merci aux Éditions Tourbillon pour ce petit moment de bonheur.

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  • Au pays des hommes-fleurs

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    avec les chamans des îles Mentawai

    Raymond Figueras

    2010 aux Éditions Transboréal

    Carte océan indien.jpgNous partons aujourd'hui en voyage, direction l'île de Siberut, dans l'archipel des Mentawai, en Indonésie. Raymond Figueras nous emmène à la découverte d'une communauté au mode de vie traditionnel et ritualisé par une liturgie animiste où les célébrations chamaniques rythment la vie quotidienne.

    Il nous fait également découvrir des contrées sauvages, ces forêts parfois hostiles qu'il traverse et où vivent pourtant ces clans d'hommes tatoués, ces familles en harmonie avec la nature, vivant de chasse, de cueillette, de sacrifices animaliers et dont l'existence semble pourtant menacée. 

    "Raymond Figueras a séjourné à cinq reprises auprès des habitants de l'île de Siberut, aux confins de l'archipel indonésien".

    L'envie de voyager, m'a poussée vers cette maison d'édition  dont plusieurs titres me tentaient. J'aurais pu partir en Mongolie (Sous les yourtes de Mongolie de Marc Alaux) ou faire une traversée du Canada et de l'Alaska (Sous l'aile du Grand Corbeau d'Emeric Fisset) mais Obiwi a décidé de m'envoyer en Indonésie, et je ne regrette pas. 

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    "Une beauté antique et sauvage"

    Ce livre se lit évidemment plus lentement qu'un roman mais il est  bien écrit et reste, je pense, assez accessible. Il faut évidemment s'adapter au vocabulaire, être prêt à plonger dans cette culture inconnue et essayer d'entrevoir des scènes pouvant parfois dépasser nos connaissances et notre imaginations. C'est ce que j'ai parfois ressenti au cours de la lecture.

    Nos conceptions occidentales sont à des années lumières de celles des Mentawai, proches de la nature, des esprits, des mythes, où "thérapie et magie vont de pair", où le collectif (=le clan) prime sur l'individu.

    C'est fascinant!

    Et, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir la vie de cette communauté dont émane une certaine sagesse, imposant le respect et dont on ne peut qu'espérer la survie, ce qui est loin d'être acquis et reste bien triste.

    "Les signes distinctifs qui gardent le corps de leurs pères sont pourtant essentiels. Ils sont depuis toujours l'écriture de leur esprit. Ils content l'histoire de leur existence au monde, le monde de la forêt originelle. L'abandon de ces livres humains, signera une fois de plus, la perte irrémédiable, d'une bibliothèque unique."

    J'ai trouvé ce récit passionnant. Merci à Obiwi pour cette découverte aussi enrichissante que dépaysante.

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    organisé par Tiphanya.