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  • L’Étrangleur de Cater Street

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    L'étrangleur de Cater Street.jpgAnne Perry

    10/18 - Grands Détectives

    1979 - 1997

    Lu dans le cadre d'une LC organisée par Bianca

     avec Claire, Lou, Virgule et Céline

    Merci Aymeline de me l'avoir prêté.


    "Suffragette avant l'heure, la téméraire Charlotte Ellison n'aime ni l'étiquette ni le badinage des jeunes filles bien nées. Dévorant en cachette les faits-divers des journaux, sa curiosité la mêlera à une affaire des plus périlleuses, aux côtés du séduisant inspecteur Pitt de Scotland Yard. Dans le Londres des années 1880, le danger guette et les femmes en sont souvent la proie..." 4ème de couv'

    Entrons dans le salon de la famille Ellison: Mr et Mme Ellison (Edward et Caroline), Sarah, leur fille aînée mariée à Dominic, Charlotte la cadette, occupée à lire le journal, Emily la benjamine, perdue dans ses pensées et peut-être même la mère d'Edward. Si vous vous voulez, on a le temps de prendre le thé avant le prochain meurtre!


    J'ai fait la connaissance de Charlotte et de l'inspecteur Pitt, dans Le Mystère de Callander Square (enquête n° 2), que j'avais lue et appréciée il y a quelques années, mais avec l'évaporation des souvenirs, il n'en reste malheureusement pas grand chose. C'est un peu comme si j'avais démarré une nouvelle série et il  m'a bien fallu une centaine de pages avant d'accrocher, car ça démarre très lentement ou alors c'est une idée de moi. En tout cas, j'ai eu un mal fou à entrer dans l'histoire.

    Heureusement, ça n'a pas duré. J'ai vite été gagnée par l'atmosphère lourde qui s'installe progressivement dans la demeure familiale, par ce climat de suspicion qui gagne petit à petit chaque membre de cette famille, tournant à la paranoïa, et captivée aussi par les secrets révélés. Une écriture efficace, qui entretient à merveille le mystère et laisse planer quelques intrigues amoureuses. 

    Néanmoins, j'ai été assez étonnée du mépris affiché pour l'inspecteur, du poids des conventions sociales et des rôles attribués aux femmes. Heureusement que Charlotte est là pour bousculer les normes, parce que je me suis sentie étouffer dans cette société victorienne, religieuse et si soucieuse des apparences. Je ne me souviens pas que ça m'ait autant agacée dans mes autres lectures victoriennes.

    Enfin, le dénouement ne m'a pas tellement surprise, j'avais repéré deux suspects potentiels dés le départ et j'avoue que pour une fois, je ne suis pas tombée loin de la vérité. Le dernier meurtre commis m'a quand même secouée, avec une petite dose d'angoisse à la fin. 

    Un agréable moment de lecture, même si ça démarre lentement, des personnages qu'on a envie de suivre et un nouveau mystère de résolu.

    Je serais ravie de lire d'autres enquêtes d'Anne Perry.

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    Anne Perry, Lecture commune, L'étrangleur de Cater Street,

    Autre lecture d'Anne Perry: La Révélation de Noël.

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  • Le Nao de Brown

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    prix-special-jury.jpgGlyn Dillon

    Akileos - 2012

    204 pages

    Prix Spécial du Jury, à l'occasion de la 40e édition du festival d'Angoulême
    Dés sa sortie, j'avais repéré cet album. Cette couverture m'intriguait et grâce à PriceMinister, j'ai pu découvrir  qui se cachait derrière cette machine à laver.


    Il s'agit de Nao, une jeune femme métisse (un père japonais et une mère anglaise), vivant à Londres. Elle souffre de troubles obsessionnels. Ses pensées sont envahies par des rituels assez étranges, par des visions violentes et sa plus grande peur est de perdre le contrôle d'elle-même. Elle travaille avec un ami dans un magasin d'art toys et un jour, elle va rencontrer Gregory, réparateur de... machines à laver entre autre.


    Pendant ma lecture, je me suis faite plusieurs fois cette réflexion: "Cette BD est un véritable OVNI, je vais avoir du mal à trouver les mots pour écrire mon billet." Je ne me suis pas trompée, j'ai passé des heures à mettre ces quelques phrases en ordre et à exprimer mon ressenti.

    Mes premières impressions ne furent pas très positives. Le début m'ayant déroutée, j'ai bien cru que la lecture serait longue et difficile et puis, je me suis laissé porter par les petites anecdotes de la vie de Nao, l'ambiance japonaise et je n'ai pas vu le temps passer, c'était même assez agréable. Certains auteurs ont l'art de mettre un peu de légèreté là où on ne l'attend pas.

    Parfois, j'ai ressenti comme une impression de flou artistique, l'histoire de Pictor par exemple, que l'on retrouve dans l'album par petites séquences, je serais incapable d'en parler. Les cadres spatio-temporels? Envolés! Mon attention s'est fixée uniquement sur Nao et sa machine à laver.

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    Malgré tout, j'ai apprécié cette ballade méditative, un peu triste, parfois cocasse, aux jolis graphismes à l'aquarelle. C'est un peu étrange mais c'est beau!

    J'ai été touchée par le personnage de Nao, pas sa souffrance psychique, ses angoisses décuplées. Effrayée aussi par la déformation de son visage au moment des crises, par la violence de ses pulsions, je me demandais si elles n'allaient pas prendre le dessus.

    Le dénouement m'est brutalement tombé dessus, inattendu mais il offre une perspective que j'ai trouvé intéressante.

    Une expérience de lecture originale, qui ne conviendra pas à tous les lecteurs, mais qui mérite à mon avis d'être tentée et feuilletée.

    Pas évident de lui mettre une note mais on me l'a demandé alors, je mets: 14/20.


    Je partage cette phrase de BoDoï, qui me paraît très juste: "Voilà un livre relativement difficile d’accès, mais d’une vraie sincérité et d’une grande puissance émotionnelle pour peu qu’on réussisse à s’y immerger. "

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    Un grand merci aux organisateurs.

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