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Contes, légendes, nouvelles, récits - Page 3

  • Un Noël suivi de Un souvenir de Noël

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    Pour réveillonner en bonne compagnie, je vous propose un tout petit recueil de nouvelles de Truman Capote. Happy Christmas!

    Un Noël, Un souvenir de Noël, Truman Capote, Noël

    Truman Capote

    Folio Junior, 2010

    Dés 11 ans

    "Un Noël"

    Buddy a six ans et doit passer les fêtes à la Nouvelle-Orléans, chez son père. Mais le petit garçon connaît à peine cette homme étrange et sa vie à la campagne lui manque. Il n'a qu'un souhait : voir le Père Noël...

    Une nouvelle touchante, empreinte d'une nostalgie un peu douloureuse, avec cette relation père-fils tâtonnante, ces instants manqués, et malgré tout une volonté de compenser l'absence, entre illusion et désillusion.

    "Un souvenir de Noël"

    L'année de ses sept ans, Buddy partage avec la douce et vieille Miss Sook, sa cousine, les préparatifs du réveillon : faire des gâteaux, décorer l'arbre... Une joyeuse fête en perspective.

    Belle complicité entre Sook et Buddy. Un récit qui sent bon les cakes au fruit, la simplicité d'une amitié faite de partages et le parfum des souvenirs, à travers de belles descriptions. Certains passages sont très émouvants, et me laissent à chaque lecture les yeux humides.

    "Deux nouvelles sobres et sensibles"

    C'est bien écrit, très agréable à lire, les personnages sont attachants, n'hésitez surtout pas à vous procurer ce petit recueil de moins de 100 pages. Merci Lou pour cette très jolie découverte.

  • The Canterville Ghost

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    Si j'ai du retard, c'est que je me suis attardée à Canterville Chase. J'ai passé plusieurs jours dans un magnifique manoir anglais acheté tout récemment par une famille américaine: les Otis.
    Mon fantôme britannique préféré, Sir Simon de Canterville hante les lieux mais il en faudra davantage pour effrayer le ministre, sa femme et ses quatre enfants.

    Le fantôme de Canterville bilingue.jpg

    Oscar Wilde

    Nouvelles bilingues

    Caractéristiques du fantôme de Canterville:

    -> Il hante le manoir depuis trois siècles.
    -> Il se déguise pour avoir l'air plus effrayant.
    -> C'est un fantôme particulièrement tourmenté.

    J'aime beaucoup ce conte dans lequel on trouve énormément d'humour. Les jumeaux Otis ne manquent pas d'imagination pour tourner en ridicule cette pauvre âme perdue et ce ne sont pas les seuls à maltraiter l'ego de Sir Simon.
    On finit d'ailleurs par s'attacher à ce fantôme humilié qui ne parvient plus à assumer son rôle: créer la frayeur lorsqu'il apparaît. Quel manque de respect de la part de cette famille américaine !

    L'ambiance est très réussie, l'orage se déchaîne, une tâche de sang est découverte sur le sol et pourtant, ça ne fait pas peur.

    Enfin, l'histoire prend une tournure assez touchante avec ce qu'accomplit la jeune Virginia. Je trouve la fin particulièrement belle.

    C'est une lecture très agréable au charme indéniable. Chaque relecture est un plaisir en ce qui me concerne et le découvrir en langue anglaise était assez intéressant.

    Le fantôme de canterville illu.jpg

    Le Livre de Poche Jeunesse, à partir de 11 ans

    "[...] l'Amour est plus fort que la Mort."

     Un très joli récit à découvrir d'urgence, si ce n'est pas déjà fait!

    -> L'adaptation BD

    Challenge Halloween 2016, Challenge Halloween

    Lou & Hilde

    brompton cemetery,cimetière,londres

    Lou

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  • Anthologie Maisons Hantées

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    Aujourd'hui, je vous emmène en visite dans différentes maisons hantées, des lieux maudits, où il ne fait pas bon s'aventurer...

    Âmes sensibles s'abstenir!

    tous les livres sur Babelio.com

    Éditions Luciférine, 2015

    Auteur(e)s: Chris VilhelmRaphaël BoudinQuentin FoureauJérémy BouquinV.F.F. PougetYann IsoardiAntoine TechenetEmmanuel Delporte Mahaut DavenelVincent TassyHélène DucMickaël FeugrayNicolas SaintierFloriane SoulasDavid MonsBruno PochesciJean-Charles Flamion

    Gardons la lumière allumée encore un peu...

    J'aime ces histoires de maisons hantées alors imaginez un peu lorsque j'ai découvert l'existence de cette anthologie! Il fallait que je parte en exploration, que je pousse les portes de ces demeures infernales, à mes risques et périls.

    On minimise les conséquences pour le lecteur ou la lectrice, mais les dommages peuvent être importants.
    Pour commencer, l'imagination travaille, entraînant des difficultés pour trouver le sommeil: un grincement suspect, la porte de la chatière qui se referme, le  bruit de petites pattes sur le plancher.
    Le cœur battant, à l'écoute du moindre bruit, et si ce n'était pas le chat! La trouille peut s’immiscer et transformer nos rêves en cauchemars. Quant aux grincements, c'est la maison qui travaille, ça va de soit!

    Plongeons au cœur de l'horreur...

    Ces histoires, dix-sept en tout, tiennent leurs promesses en matière d'horreur et de détails sordides. La plus glauque, est sans hésiter la dernière du recueil: Dehors il neige, fin du monde et nécrophagie au menu.

    Mais ce n'est peut-être pas le pire, question de point de vue. Lorsque le sexe s'invite dans les récits fantastiques, ça me dérange énormément et c'est le cas ici avec plusieurs nouvelles:

    -> Motel K, une histoire qui ne m'a pas convaincue mais les allusions sexuelles n'y sont pour rien.

    -> Amphytryon, Sida, drogue, viol, c'est tellement descriptif, presque insoutenable à lire avec aucune envie de s'y replonger. J'atteins là mes limites, le plaisir de lire disparaît complètement. Question de sensibilité.

    -> 65 de la rue Bouscarrat, Tournée différemment, celle-ci m'aurait vraiment plu, l'originalité aurait pris le dessus avec cette histoire de fresques.

    -> Annabelle a le mérite d'être drôle, la chute est tellement inattendue. Rire d'horreur, c'est un peu étrange. Je n'ai pas pu m'empêcher de me faire la réflexion.

    Dans l'ensemble,  ces nouvelles se lisent avec facilité, l'écriture est assez soignée. Une seule m'a posé problème, avec un style très familier: Cambrousse Punk.

    J'en profite pour évoquer les illustrations en noir et blanc, qui agrément cette anthologie: une pour chaque récit. J'aime beaucoup.

    Enfin, certaines ambiances m'ont particulièrement plu.

    -> Dans Jeux d'enfants et Kolka, j'ai presque senti un petit courant d'air froid à la fin, c'est bien mené et très efficace.

    -> Le 145 rue Lafayette et La Vénus aux épines m'ont marquée. L’angoisse est au rendez-vous d'abord avec cet hôtel plus vaste qu'il n'y paraît transformé en tombeau, puis avec cette maison ayant servi à un "culte infâme". Je fais une fixation sur les chiots, image traumatisante. 

    -> Dans un autre genre, j'ai beaucoup apprécié Classifié, bien rythmée sur le thème de la sorcellerie, Walpurgis est même évoqué.

    -> Métafiction m'a bien dérangée avec ses filles coincées dans des livres (brrr) et Le Murmure des pierres, me laisse aussi une impression d'étrangeté.

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    Avis funèbre
    J'ai donc trouvé dans ce recueil des histoires plaisantes, déplaisantes, parfois déroutantes, effrayantes (voir carrément flippantes), passionnantes, pas toujours convaincantes, parfois dégoûtantes. Rassurez-vous, j'en ai presque fini avec les rimes en "ante".

    maison hantée,anthologie maisons hantées,nouvelles

    Tout ne m'a pas plu dans ce recueil mais ça reste quand même une découverte intéressante pour l'amatrice de maisons hantées. Un grand merci à Babelio qui m'a permis de les explorer. 

    Mon sommeil n'a pas été troublé, j'ai pu éteindre la lumière et ignorer les bruits suspects de la maison.

  • Contes d'Andersen à lire au moment de Noël

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     Aujourd'hui, on se retrouve autour de quelques contes d'Andersen. J'ai choisi d'en présenter deux: La petite fille aux allumettes et Le sapin, qui sont de circonstance en cette période de Noël.

    Bon dimanche, un livre entre les mains.

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    Hans Christian Andersen

    Adaptation de Gisèle Vallerey

    Nathan, Bibliothèque Rouge et Or, 2011 pour la présente édition

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    La Petite fille aux allumettes, 1845, page 7

    C'est la fin de l'année, un soir d'hiver, particulièrement froid, la neige tombe à gros flocons, une petite fille, frigorifiée, tente de vendre sa boîte d'allumettes. Ne voulant pas rentrer chez elle, par crainte, elle va finir par craquer les allumettes pour se réchauffer et entrevoir des scènes qui vont illuminer les derniers moments de son existence.

    Je crois que c'est le conte de Noël le plus triste que je connaisse. Étant enfant, il m'avait déjà marquée car bien que les visions de la petite fille soient très belles, elle a été abandonnée, personne ne s'est soucié de son sort, personne ne l'a invitée à venir se réchauffer à l'intérieur d'une maison.

    La misère, la solitude, l'abandon, autant de thèmes qui ne peuvent laisser la lectrice ou le lecteur indifférent(e)s. Ce conte est aussi une manière d'aborder la condition des enfants au XIXème siècle, l'auteur danois ayant lui même affronté la misère dans sa jeunesse.

    20141208_160524.jpgSources: Gallimard Fiche Pédagogique, Wikipédia

    Le Sapin, page 77

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     Le petit sapin se pose trop de question. Il devrait profiter du moment présent, car qui peut prévoir ce que l'avenir réserve.

    Ce conte n'est pas beaucoup plus joyeux que le précédent, il nous parle forcément, puisqu'il évoque le caractère temporaire de nos existences, l'impermanence de toute chose et les regrets qui peuvent survenir lorsqu'on ne sait pas profiter de l'instant présent. C'est ce qui arrive à notre petit sapin, éternel insatisfait.

    C'est une histoire intemporelle, pleine de sagesse, un peu triste aussi, qui permet de réfléchir sur nos existences. En cette période de fête, à moitié dévorée par l'aspect commercial, et dans notre société conditionnée, où les normes et le jugement d'autrui pèsent assez lourdement, ce n'est peut-être pas inutile d'y penser.
    Être heureux est finalement une affaire personnelle, une conception de la vie partagée ou non, mais le temps passe et les Noël passés ne reviendront malheureusement pas. 

    Sur ce, je vous souhaite de bonnes fêtes et de profiter de chaque instant.

    20141208_160645.jpgJ'ai passé un bon moment de lecture avec ces contes. Je les relirai probablement dans quelques années.

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  • Celui qui chuchotait dans les ténèbres

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    Celui qui chuchotait dans les ténèbres.gif

    H.P. Lovecraft

    Folio, 2€

    Nouvelle extraite du recueil La couleur tombée du ciel.

    122 pages

    Les mystérieuses collines du Vermont

    Escale à New York dans le cadre du Challenge Halloween: puis direction Arkham (dans le Massachusetts) où je dois rejoindre Albert N. Wilmarth, "professeur assistant de littérature [...] et amateur passionné du folklore de Nouvelle-Angleterre". p10

    Ce dernier a  entretenu une correspondance avec Henry W. Hakeley, au sujet de ce qui semble hanter les collines, bien plus que de simples légendes. Ses lettres sont imprégnées d'horreur mais aux dernières nouvelles, nous devons nous rendre en train dans le Vermont, à la ferme familiale d'Hakeley, pour en savoir plus.

    Légers frissons en perspective...

    J'aime beaucoup le style de Lovecraft, sa manière de créer un sentiment d’angoisse chez le lecteur, ses descriptions d'une finesse diabolique, son écriture ainsi que l'ambiance oppressante qui pèse tout au long du récit et à travers l'échange épistolaire entre les deux hommes. 

    De vieilles légendes sont évoquées, ainsi que le célèbre Necromicon et ses "effroyables mythes antérieurs à la venue de l'homme sur la terre: le cycle de Yog-Sothoth et de Cthulhu"p28, Yuggoth la planète obscure et Ceux du Dehors. Une atmosphère étrange et particulièrement effrayante se dégage de cette nouvelle.

    Je me souviens l'avoir lue, pendant un Read-A-Thon nocturne et je n'en menais pas large dans ces fameuses collines, imaginant l'horreur tapie quelque part chez moi. Pour se mettre dans l'ambiance d'Halloween, c'est l'idéal.
    J'ai apprécié cette relecture et j’essaierai de prendre le temps de redécouvrir et partager d'autres textes de Lovecraft présents dans ma bibliothèque.

    Rencontres antérieures avec H.P. Lovecraft

    J'ai découvert cet auteur avec La Quête onirique de Kadath l'inconnue et Les autres dieux et autres nouvelles. Un vrai coup de cœur, à l'époque. 
    Ensuite, j'ai lu L'Affaire Charles Dexter Ward, Dans l'abîme du temps et autres nouvelles, c'était il y a environ  quatorze ans. Je me souviens aussi avoir emprunté un gros recueil du temps où j'étais inscrite à la Médiathèque de Poitiers mais les détails se sont un peu évaporés.


    NEW YORK - deuxième escale en compagnie de:

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     Lou et Hilde.

    logo du challenge geekOrganisé par Sofynet et Hilde

  • Retour au pays

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    Robin Hobb

    126 pages

    "Ce journal de bord, prélude aux cycles des Aventuriers de la mer et de L'assassin royal, est une invitation au voyage dans l'univers envoûtant de Robin Hobb."

    Il s'agit de ma première rencontre avec Robin Hobb.

    "Jathan Rochecarre, sa femme Valjine et leurs enfants vivent très aisément à Jamaillia, une cité qui vénère la divinité .
    Mais par suite d'un complot contre le Gouverneur Esclépius, ils sont contraints à l'exil.

    Après un long et pénible voyage à bord d'un bateau, tous les passagers s'installent sur les rives du fleuve du désert des Pluies.
    Confrontée à de terribles conditions de vie, Valjine fait tout pour prendre soin des siens.

    Les exilés de Jamaillia découvrent bientôt les vestiges d'une cité souterraine ; Valjine résiste désespérément à l'envoûtement et à la soif de richesses, mais elle sera à son tour happée par ce monde mystérieux... "

    Présentation éditeur Librio, 2004, 2008 pour la présente édition

    J'ai lu cette nouvelle pendant le Week-end à 1000 et ce fut un excellent moment de lecture. Ce journal de bord est passionnant, j'ai vraiment été captivée par l'histoire de Dame Carillon Valjine, personnage attachant, qui évolue et se fortifie tout au long de la nouvelle.

    Les épreuves sont nombreuses, puisqu'elle, ses proches et les autres passagers, abandonnés dans un marais humide, plein de créatures étranges, doivent tout faire pour survivre et s'adapter à leurs nouvelles conditions de vie, ce qui nécessite un minimum d'organisation et de cohésion au sein du groupe. Pas simple, surtout avec un goujat de mari.

    L'ambiance est très réussie. Dangers et mystères planent dans l'atmosphère mais seuls l'espoir d'améliorer le quotidien et la survie comptent.

    Cette cité souterraine m'a aussi envoutée. Une écriture descriptive précise, agréable et parfois onirique,  qui m'a emmenée jusqu'à la fin sans me poser de question. J'aurais aimé que ça dure plus de 126 pages.

    nouvelle,robin hobb,retour au pays

    Je devrais me lancer dans la lecture de L'Assassin Royal. L'an prochain peut-être, si ma PAL descend à un bon rythme!


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    Un rendez-vous bien sympathique, que j'ai un (peu) délaissé ces derniers mois.

    Il est organisé par Lune 

  • L'amour vous connaissez?

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    Vous l'aviez snobé l'an dernier? Et  bien le revoilà!
    Mon billet SF pour la Saint-Valentin est de retour et j'y tiens car ces nouvelles sont fort sympathiques et cette couverture, tellement romantique, rendez-vous avec Isaac Asimov. Pas besoin d'être en couple pour apprécier!

    L'amour vous connaissez?

    Isaac Asimov

    Les nouvelles qui composent ce volume font parti du recueil américain Nightfall and other stories, publié sous le titre: Quand les ténèbres viendront.

    J'ai beaucoup aimé lire les préfaces (de chaque nouvelle), apportant quelques anecdotes sur l'auteur ou sur le contexte dans lequel elles ont été écrites.

    • Vide-C (1951): Un vaisseau terrien est abordé par un vaisseau ennemi (Kloro). Si les passagers ne veulent pas rester prisonniers de guerre pendant des années sur leur planète (à atmosphère de chlore), il va falloir trouver un plan. Un homme que rien ne destinait à l'aventure va risquer sa vie et sortir par le vide C. Mais qu'est ce qui peut bien motiver un acte héroïque de la sorte? 

    *vide c ou vide cadavre pour les enterrements dans l'espace

    • En une juste cause (1951): Dick et Geoffrey sont deux amis, l'un se retrouve constamment en prison pour défendre ses idées, souhaitant que humanité s'unisse contre les Diaboli (une menace selon lui pour les terriens) alors que l'autre n'en voit pas l'utilité et gravit pendant ce temps les échelons du pouvoir mais au final, qui des deux restera dans l'histoire?
    • Et si... (1952) La seule histoire d'amour d'Isaac Asimov d'après la préface! Un couple prend le train pour New York afin d'y fêter leur cinq ans de mariage. Ils discutent des circonstances de leur rencontre: "Si tu n'avais pas été dans le tramway ce jour-là, tu ne m'aurais probablement jamais rencontré. Alors, qu'est-ce que tu aurais fait?" Et si un homme étrange leur montrait le passé tel qu'il aurait pu être, dans une étrange plaque de verre...
    • Sally (1953) Jacob Flokers possède une ferme pour les Automobiles Retraitée. Elles ont toute un nom, un sexe (mâle ou femelle), une personnalité et une certaine autonomie, ce sont des automatiques.

    "Les automatiques avaient changé tout ça. Un cerveau positronique réagit beaucoup plus vite qu'un cerveau humain, bien entendu, et les gens avaient avantage à ne pas toucher aux commandes. On montait, on pressait des boutons pour indiquer sa direction, et la voiture partait toute seule."

    Un agent commercial peu scrupuleux et dangereux, insiste pour qu'il vende ses moteurs mais il semble ignorer de quoi les véhicules sont capables...

    • Personne ici, sauf... (1953) Bill Billings et Cliff Anderson sont deux ingénieurs électricien, ils ont conçu une machine à penser, Junior, qui semble devenir incontrôlablement intelligente. Il n'y a qu'un seul moyen: essayer de la déconnecter au laboratoire, au lieu d'aller au théâtre avec Mary Ann. Seule une diversion pourrait les aider à y parvenir.
    •  Quelle belle journée! (1954) Nous sommes en 2117, nous n'utilisons plus des portes traditionnelles mais des portes à coordonnées électroniques (il suffit d'entrer les coordonnées, de passer la porte pour se retrouver à l'endroit désiré). Suite à une panne de leur porte, Richard, 12 ans, est obligé de sortir par la porte de secours, pour se rendre chez les voisins et utiliser la leur, mais il va finalement se rendre à l'école à pied, chose impensable et découvrir le monde extérieur. Y prenant goût, plongeant dans l'inquiétude son entourage, sa mère finira par le conduire chez un  psychiatre.

    "Après tout, il y a un rebelle en chacun de nous, mais, en général, il meurt à mesure que nous grandissons et que nous vieillissons."

    • L'amour vous connaissez? (1961) Deux êtres humains (un homme et une femme) ont été kidnappés par une créature scientifique extra-terrestre dans le but de les étudier, conscient qu'ils pourraient présenter une menace pour la galaxie mais ces deux là ne semblent pas vouloir "coopérer"...

    "De plus, mon Capitaine, pour produire des petits, les deux formes doivent coopérer. "


     J'ai passé un excellent moment de lecture. Ces nouvelles sont très agréables à lire, bien écrites et originales. J'ai juste été un peu gênée par quelques termes techniques dans Vide C, j'ignorais ce qu'était une thuyère, par exemple, mais je n'ai pas rencontré d'autres difficultés astronautiques, par la suite.

    Sally et Personne ici, sauf... ont un dénouement inattendu qui fait froid dans le dos et nous font prendre conscience des dangers de l'intelligence artificielle. Malgré tout, j'avoue que ça me plairait d'avoir une voiture automatique qui puisse me conduire où je veux, sans avoir besoin de tourner le volant. L'auteur nous explique d'ailleurs les bienfaits d'une telle évolution, ça laisse pensif et puis c'est beau l'attachement que peut avoir Jake pour ses bolides.

    La chute finale de Vide-C et de L'amour vous connaissez est plutôt humoristique. Cette dernière nouvelle est vraiment cocasse. La créature nommée Botax nous livre sa vision de l'être humain et de la science-fiction, il est un peu à côté de la plaque, c'est très drôle.

    Dans Et si...  et dans Quelle belle journée, ça se termine avec légèreté. J'ai beaucoup aimé ces deux nouvelles, l'une parce que voir ce qui se serait produit dans un passé hypothétique, c'est assez excitant comme concept et la seconde parce qu'elle montre un enfant qui s'écarte de la norme, en faisant quelque chose qui nous est familier, voir banale: passer par une porte, ça paraît absurde, et pourtant sous la plume d'Isaac Asimov, ça semble tout à fait crédible. Cet homme est un magicien!

    Toutes ne parlent pas d'amour mais celles qui ont abordé le sujet sont à mon goût très réussies. La plupart nous font réfléchir, En une juste cause, est celle qui m'a le plus fait cogiter, la plus émouvante aussi.

    Un recueil SF accessible, à mettre entre toutes les mains, par amour ou juste pour le plaisir de la lecture.

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    Lu dans le cadre du Challenge Geek.

  • Demain les chiens, La Cité

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    Je commence l'année 2014 avec une histoire très humaine bien que la couverture du livre montre un chien.

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    Collection Nouveaux Millénaires, J'ai lu,
    1944 - 2013
    Si je devais racheter ce recueil, je choisirais cette édition, pour la couverture.

    La Cité, 1er conte du recueil

    Clifford D. Simak

    Dans un monde où les hommes n'existent pas les Chiens se racontent des histoires au coin du feu. Ce sont des contes transmis depuis des siècles, que nous allons découvrir. Ils racontent l'existence des hommes, de la Cité. Ont-ils réellement existé ou s'agit-il uniquement de légendes? Personne ne sait vraiment.

    Dans cette première nouvelle, l'évolution de la société à fait migrer les familles de la Cité, abandonnant leur demeure ancestrale, pour aller s'installer à la campagne. Grand-père semble être le dernier à ne pas être parti, les maisons sont abandonnées, squattées. On parle alors de les brûler, mais tous n'ont pas capitulé et croient encore pouvoir vivre là même si la cité n'a plus lieu d'être. La vérité sera t-elle entendue?

    J'ai beaucoup apprécié la lecture de ce premier conte. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre mais je n'ai eu aucune difficulté à appréhender cet univers. Une note prévenait que le premier était le plus difficile à comprendre pour le lecteur non prévenu mais je me suis pas sentie concernée. J'ai trouvé l'histoire accessible, l'écriture fluide et agréable à lire.

    Le concept de la Cité est intéressant ainsi que les différents thèmes abordés: les conséquences de l'évolution de la société avec ses effets pervers, ses gens qui n'arrivent pas à s'adapter ou ne veulent pas abandonner leur ancienne vie, leurs activités, attachés à leurs racines. Ce sont des valeurs qui me parlent , toujours d'actualité, presque intemporelles.

    "Chaque lecteur y trouve ce que bon lui semble". Note de l'éditeur

    nouvelle, Demain les chiens, La Cité,

    J'ai l'intention de poursuivre ma lecture et de découvrir les contes destinés aux Chiens, peut-être dimanche prochain... :)


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    Un rendez-vous bien sympathique organisé par Lune

  • Cantique de Noël

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    J'ai relu ce conte de Noël dans le cadre de la lecture commune du Challenge "Il était une fois Noël". Je n'ai toujours pas mis la main sur l'édition originale mais j'ai quand même passé un bon moment en compagnie du vieux Scrooge avec cette édition électronique libre et gratuite.

    Cantique de Noël.jpg

    Cantique de Noël, Un chant de Noël, A Christmas carol
    Charles Dickens

    1890

    Ebenezer Scrooge est un vieil homme aigri, avare et intolérant qui refuse de fêter Noël et méprise tous ceux qui en ont l'intention. Même son unique neveu échoue à lui faire entendre raison. Rattrapé par l'esprit des Noël passés, présents et futurs ainsi que par ses propres souvenirs, il va progressivement se rendre compte qu'il passe à côte de l'essentiel et tenter de redonner un sens à sa vie.

    L'histoire commence comme ça:

    "Marley était mort, pour commencer. Là-dessus, pas l'ombre d'un doute. Le registre mortuaire était signé par le ministre, le clerc, l'entrepreneur des pompes funèbres et celui qui avait mené le deuil. Scrooge l'avait signé, et le nom de Scrooge était bon à la Bourse, quel que fût le papier sur lequel il lui plût d'apposer sa signature. Le vieux Marley était aussi mort qu'un clou de porte. Attention!, je ne veux pas dire que je sache par moi-même ce qu'il y a de particulièrement mort dans un clou de porte.[...]"

    Ce conte fantastique de Noël est assez court et reste très agréable à lire, plein d'humour et d'ironie, porteur d'un joli message, je ne m'en lasse pas. Je me suis une fois de plus laissée charmer par  les descriptions des rues de Londres au moment des fêtes et par la magie qui se dégage de cette histoire, bien que je la connaisse un peu par cœur.

    J'ai lu l'édition jeunesse, vu l'adaptation au cinéma et découvert l'album tiré du film. Je me rappelle aussi d'une version Disney en dessin animé mais ça ne m'empêche pas de garder pour l'an prochain l'édition originale et la BD Jeunesse, éditée chez Delcourt dont la couverture m'attire.

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    BD: Scrooge, un chant de Noël - Rodolphe, Estelle Meyrand

    Je ne résiste pas au plaisir de vous citer cet extrait qui vous donnera la température du personnage au début de l'histoire.

    " Il portait toujours et partout avec lui sa température au-dessous de zéro; il glaçait son bureau aux jours caniculaires et ne dégelait pas d'un degré à Noël."

    Heureusement les esprits de Noël vont s'occuper de la décongélation. J'aime beaucoup le côté fantastique de ce conte, la présence des fantômes et le dernier esprit, un peu terrifiant.

    Est-ce que vous aimez aussi cette histoire?


    Noël, Challenges,
    Organisé par Samarian, Petit-Speculoos & Chicky Poo

    noël,challenges

     Organisé par MyaRosa

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  • Un monde idéal où c'est la fin

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    Couverture-Un-monde-ideal-où-cest-la-fin-J.-Heska.jpg

    J. Heska

    Merci aux Éditions Seconde Chance.

    Bienvenue dans un monde idéal ! 

    "Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ?

    Découvrez 100 histoires drôles, émouvantes, tragiques ou absurdes qui mènent à notre perte ! 

    Mais c’est quoi Un monde idéal ? C’est une collection de livres reposant sur un concept tout simple qui a fait le succès du site Internet: des textes courts et percutants relatant des histoires basées sur des « et si » ? " Présentation

    Ce recueil rassemble des débuts d'histoires avec à chaque fois un monde idéal où rien ne se passe comme dans la réalité.

    J'avoue que c'est plaisant à lire, j'ai apprécié le style de l'auteur, l'humour de certaines histoires, leur côté sombre, apocalyptique et futuriste. Quelques notes de désespoir, quelques pointes d'humour noir aussi, et surtout de quoi stimuler l'imaginaire.

    Scénarios de fins du monde, il y en a à toutes les sauces! Des cas d'invasions extra-terrestres ou des moments où on a bêtement perdu le contrôle de la planète! Je crois que ma préférée reste celle où la planète est mise en vente sur E-bay et justement achetée par des extra-terrestres! Je trouve la chute de cette histoire excellente, et le message très intéressant.

    Sinon, j'étais contente de voir ici une de mes thèses personnelles relayée à propos des zombies! Je n'ai pas forcément adhéré à toutes les histoires mais la plupart sont amusantes, courtes et ça se lit très vite, par petites séquences pour ne pas se lasser.

    Mon seul regret, ne pas avoir réussi à suivre les personnages. Je voyais bien certains revenir mais, je ne me souvenais plus ce qui leur était arrivé au départ.

    Une expérience de lecture originale.

    • Repéré chez Sofynet
    • Lystig a aussi apprécié ce monde idéal.

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  • Le Signaleur

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    Charles Dickens
    1886

    Le narrateur, durant une promenade, rencontre, près d'un tunnel, un signaleur du chemin de fer, homme instruit et consciencieux qui lui dit recevoir, avant des accidents sur la voie ferrée, la visite d'un spectre qui lui fait d'étranges avertissements dont le dernier semble s'adresser à lui...
    Courte histoire fantastique, où s'exprime une inextricable ambiguïté entre naturel et surnaturel, et notre inquiétude se nourrit de cette incertitude... Présentation et accès à la nouvelle

    J'ai choisi cette nouvelle car la présence d'un spectre m'inspire toujours, j'adore les petites histoires de fantômes. J'avais beaucoup apprécié les histoires du recueil présenté par Roald Dahl ainsi que les Contes fantastiques de Noël. J'avais aussi passé un excellent moment en compagnie des Fantômes Indiens de Rabindranath Tagore.

    Après la lecture d'Oliver Twist, je m'étais dit qu'il faudrait que je découvre d'autres récits de Charles Dickens alors c'était un peu l'occasion, n'ayant pas beaucoup de temps devant moi pour chroniquer un autre roman.

    Que dire de cette nouvelle d'une vingtaine de pages (au format PDF)?

    Et bien, l'atmosphère est assez étrange et l'intérêt réside dans la chute de l'histoire car sinon rien de vraiment angoissant, si ce n'est qu'il fait froid, très froid (ce qui peut déjà être un premier indice pour nous autres, chasseurs de spectres), et que l'endroit est inhospitalier: "Son poste était situé dans l'un des endroits les plus solitaires et les plus lugubres que j'eusse jamais vus."

    La conversation entre les deux hommes paraît bien mystérieuse dans ce lieu si isolé.

    Je ne vous en dis pas plus sur le contenu, c'est tellement court, qu'en révéler davantage gâcherait un peu le plaisir de la découverte.

    Sinon aucune difficulté au niveau de la lecture, ça se lit vraiment très bien.

    En tout cas, j'ai apprécié cette petite nouvelle, je vous la conseille, d'autant plus qu'elle est en accès libre, donc aucune raison de se priver! Si comme moi vous aimez ces petites histoires qui font légèrement frissonner, laissez-vous tenter!

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    du 1 octobre au 5 novembre 2013

    Organisé par Lou et Hilde
    Gardiennes de l'esprit d'Halloween

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    Détectives Lou et Hilde en action!

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    Organisé par Arieste